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Modèle Médiév'art

Évolution de l'armure et du casque,
du Vème au XVIème siècle.



Avant propos

Dans l'imaginaire commun l'armure est rattachée au moyen âge, alors que véritablement l'armure complète n'apparaît que vers 1420, soit dans seulement les toutes dernières décennies du Moyen Age qui s'étend du milieu du Vème au milieu du XVème siècle.

Beaucoup d’ idées fausses et de préjugés persistent encore y compris hélas dans les milieux "instruits", à propos de leur poids, de leur utilité, de leur mobilité, de leur efficacité ou de leurs inconvénients présupposés.

Pour clarifier cette chronologie et alléger le texte des informations complémentaires sont accessibles par liens hypertexte en gras et italique pour ceux qui veulent entrer dans le détail, de même que pour illustrer le propos par des exemples, des liens renvoient vers des photos.

Dans la mesure du possible je ne prends pas parti dans les querelles d'expert sur certains points de détail controversés, me contentant simplement de les mentionner.

Pour en finir avec ce préambule il a paru nécessaire de mentionner dans cette chronologie quelques faits contemporains du développement de l’armement ainsi que des batailles ou évènements très connus afin de replacer l'équipement dans son contexte historique.


Baptème de clovis
Dans le milieu du Vème siècle.

Chute de l’empire romain d’Occident, début de la période que l’on appellera bien plus tard le Moyen Age.


Royaume franc en 481
Délabrement des traditions militaires héritées des grecques et instituées dans tout l'empire Romain, affaiblissement de l'organisations, de la discipline et souvent de l’équipement.

Éclatement et morcellement de la société en structures plus autonomes, les grandes voies de commerce souvent livrées au pillage se restreignent et les échanges se raréfient.

Les marchandises et matériaux ne circulant plus aussi facilement, les techniques et technologies s'épuisent peu à peu dans les contrées dépourvues des matières premières indispensables. Le fer qui se raréfient et devient objet de convoitise et de conflit entre communautés voisines.

L’organisation restait pourtant l’élément majeur et décisif de l’issue des batailles. Assemblés en troupes homogènes, les Francs de Clovis et ceux de Charles Martel témoignent d’une organisation solide et d’un art militaire efficace par leurs victoires décisives sur les Wisigoths et les Sarrasins.

De ces débuts du Moyen Age, il ne nous est parvenu que très peu d’éléments concrets relatifs à l’équipement militaire et beaucoup de conjectures reposent sur l'interprétation de textes et d'iconographies d'archives.

La partie orientale de l’empire Romain, à l’abri des murailles de Constantinople du Bosphore à la mer de Marmara conserve les traditions. Si nous en croyons les miniatures des manuscrits et les icônes, il s’y porte des cuirasses d’écailles, des casques dont la forme s'inspire du bonnet oriental qui sera plus tard nommé phrygien et porté par les esclaves affranchis de Rome d'où son adoption par les révolutionnaires. Il semble qu'il s'y porte aussi de grands boucliers ronds ou ovales, mais il convient de se méfier des interprétations artistiques.


Vers 700

La broigne semble être le plus ancien vêtement militaire dont nous avons la trace, mentionnée dans les capitulaires de Charlemagne.

C’est à l’origine une armure de torse, dépourvue de manches, confectionnée d’un support de cuir ou d’étoffe sur lequel sont juxtaposées des mailles en fer, rondes ou carrées, plus ou moins aciérées par cémentation et fixées par un rivet central.

Ces mailles pouvaient être superposées et imbriquées de façon à couvrir le rivet, ce qui rendait l’armure plus efficace mais plus lourde.

Un autre modèle de broigne dite " treillissée " était faite de cuir clouté.

Moins protectrice, mais plus simple et moins chère, elle équipait les moins fortunés des chefs de guerre.

Il existait parallèlement à ces deux types de broigne une troisième sorte appelée " broigne treslie ", constituée d’anneaux de fer entrelacés appelée aujourd’hui cotte de maille. Plus souple, plus légère, plus agréable à porter (quoique) mais beaucoup moins résistante. Également plus difficile à réaliser et donc plus chère, cette sorte de maille semble n’avoir au début équipé qu’une élite, puisque la broigne classique d’écaille n’équipait que les chefs.

La maille annelée et la broigne en maille pleine, sujets à controverses et polémiques ont pu exister sous divers aspects, (maille quasiguesnée, ou quasiguainée, maille cloutée, maille lacée, maille de haute clouure, de demi clouure, maille annelée juxtaposée, maille rustrée de forme ovale à moitié couverte par la maille suivante, maille maclée en forme de losange et imbriquées aux autres comme des tuiles …), nous n’entrerons pas dans le débat.

La broigne disparaissant progressivement depuis le début du XII ème siècle,subsistera sous diverses formes jusqu’au début du XIVème siècle. La maille treslie perdurera jusqu'à la moitié du XVème siècle, n'étant plus utilisée alors que pour couvrir les parties du corps que l'armure ne protégeait pas ou mal, telles les saignées de bras, d'aisselles, de genoux etc.


Vers 800

Adjonction de manches courtes et allongement de la broigne jusqu’à couvrir les cuisses.

La broigne se complète d’une coiffe assortie, improprement appelée camail.

bouclier en amande le camail n'est que la partie qui protège le cou, (mot utilisé également pour cette même partie du costume religieux, ou pour les plumes du cou des volatiles...) pour la cagoule complète, on parlera plutôt de coiffe de maille

Création du service militaire pour les propriétaires d’au moins 4 manses ( environ 50 hectares selon les régions) mais seuls les propriétaires d’au moins 12 manses devaient se présenter vêtus de la broigne. Celle ci bien que très onéreuse faisait l’objet d’ordonnances très sévères de Charlemagne qui en interdît la vente au delà des frontières. Seuls les hommes libres et riches, gros propriétaires terriens possédaient un habillement militaire complet.

Au milieu du IXème siècle, certains guerriers de Charles le Chauve portent la cuirasse de fer héritée des romains : le thorax nommé " lorica " lorsqu'il était en cuir.

Le casque est du type cervelière conique à capeline et nasal, ou du type morion dit " carolingien " qui sera repris bien plus au XVIème siècle avec une forme très évoluée.

bouclier rond
L’allure générale du costume est très byzantine, théâtrale et probablement apocryphe.

Le Bouclier est rond ou en amande, bordé et renforcé de fer.

C’est aussi te temps des Vikings. Ils ne portent pas d’armure de maille, trop lourde et peu manúuvrante pour des marins, mais du cuir et de la peau. Parfois de la broigne dite treillissée (voir plus haut) et rarement de casque (sauf au cinéma où ils deviennent cornus...) Leur bouclier est rond et large, attaché à l'extérieur du bordé entre les bancs de nage, il rehausse le plat bord de leurs herskips communément appelés drakkars depuis le XIXème siècle.


Vers 900

Le casque se simplifie, le casque rond et le morion capétien apparaissent.


Vers l’an mil

Nous voici déjà à la moitié du Moyen Age, l'élection et le sacre de Hugues Capet en 987 marque la fin de ce que l’on nommera plus tard le haut Moyen Age, le temps des invasions des hordes dites barbares et des vikings est révolu, la civilisation s’est ré organisée pour s'équilibrer dans la féodalité.

Avec le retour d'une relative stabilité sociale le commerce reprend son essor, le développement des échanges accroît la richesse et le besoin d'expansion. D’autres formes de conflits vont apparaître qui vont voir se modifier petit à petit l’équipement de la soldatesque. Le casque conique à nasal porté avec le camail ou par dessus une coiffe de maille complète se généralise.

1096 - 1099     première croisade. Prise de Jérusalem.


Vers 1100

La lourde broigne tend à s’alléger au profit de la broigne treillissée, puis commence à disparaître lentement (jusqu’au XIV ème) pour laisser la place à l’ancienne cotte de maille " le haubert " qui revient en faveur avec les croisades. Ce vêtement de maille était alors appelé jazeran jusqu'à la fin du XIIIème siècle.

Réservé aux chevaliers il se complète de chausses couvrant les pieds, les jambes et le ventre. Il se porte par dessus un gambison de cuir matelassé qui amortit le poids, les frottements et les coups. Par dessus le haubert se porte une cotte d’arme en étoffe, souvent richement décorée qui protège également contre l’échauffement au soleil.

Le casque s’arrondit pour donner la cervelière légère, tandis qu’apparaît un modèle de bataille, complété de la visagière. Ce casque plus lourd, dit à masque  , sera appelé heaume et deviendra petit à petit hémisphérique et plus enveloppant.

Au XII ème siècle, le heaume n’est donc encore qu’un casque simple augmenté d’une visière.

Le bouclier en amande très cintré commence à se peindre de signes distinctifs, tels que la croix des chevaliers faisant partie d’un ordre croisé ou le besan.

C'est la naissance de l'héraldique qui va se développer pour que toutes ces troupes hétéroclites puisent mieux se différencier et se reconnaître sur les champs de batailles, cette science en éveil sera plus tard codifiée à mesure de son évolution jusqu'à atteindre une complexité qui en fera le domaine réservé des clercs hérauts et rois d'armes en charge également de la diplomatie.


1147 - 1192     deuxième et troisième croisade.



Vers 1200

Le haubert et la cotte d’arme se généralisent, sans grand changement durant tout le XIIIème siècle.

Le casque se complète d’une plaque sur la nuque, qui très tôt sera reliée à la visagière, puis il s’aplatit formant ce qu’il est convenu d’appeler aujourd’hui le heaume classique.

La terminologie gardera l’appellation de heaume comme vocable générique pour désigner à peu près toute sorte de casque lorsque ceux ci ne seront pas expressément désignés.

1202 - 1229     quatrième cinquième et sixième croisade.


Vers 1230

La taille du bouclier diminue et sa longueur n'atteint plus que rarement le mètre excepté pour le pavois qui équipe certains fantassins tels les archers et arbalétriers.

1248 - 1254     septième croisade.


Vers 1250

Apparition des ailettes sur les épaules, plaques de fer maintenue par des courroies sous les aisselles et s’appuyant sur les joues du casque pour former un plan incliné. Elles servaient à parer les coups fracturant les clavicules en glissant du heaume vers les épaules.

Des plaques de renfort dites " plates " en cuir, fer ou laiton furent cousues sur la maille, d’abord sur les tibias (grèves) et les genoux (genouillères), puis sur les coudes (cubitières).

Apparition de la rondelle de lance pour la joute

Le heaume se diversifie, il gagne en efficacité de protection en devenant conique, puis arrondi.


Vers 1260

le perfectionnement des défenses corporelles avec les plates permettent d’alléger le bouclier et de l’amener à sa forme triangulaire d’environ 60 x 60cm.

Il devient l'écu sur lequel les armoiries sont peintes de manière très visible jusqu'au début du XVème siècle. Il donnera son nom à la monnaie sur laquelle il figurera à partir de Louis IX.

1270   huitième et dernière croisade. Mort de Louis IX (appelé plus tard Saint Louis).

Vers 1300

Apparition des premiers renforts de " plaques " aciérées façonnés sur les épaules, les spallières et de la défense complète des bras en tuyau.

Apparition également des premières protections de poitrine par des plaques courbées plus ou moins nombreuses, recouvertes de tissus (cotte à plates et cuirassine, dont l’aboutissement sera la brigandine à partir de 1360).

Le heaume, bien que se perfectionnant se voit concurrencé par les premiers Bascinets à visières bulbeuses et en trompes.

1312 dissolution de l'ordre des templiers.


Vers 1326

apparition des premiers   -canons.

1328   début du bas moyen âge, Mort de Charles IV dernier roi capétien et couronnement de Philippe VI, premier Valois.

1346   défaite française à Crécy   première grande bataille décisive de la guerre de cent ans.

L'écu diminue encore, mais devient plus long que large.


Vers 1350

Apparition de la poitrine d’acier avec ses chaînes (de une à quatre) retenant la dague, l’épée, l’écu et le heaume ; les bras et jambes sont complètement enfermés.

Apparition du soleret en lames articulées.

Le heaume classique perdure, malgré la nette progression du Bascinet à camail et à bretèche qui se généralise.

Apparition également du Bascinet dit à   mézail, du chapel de fer, et de la salade qui est en fait à l’origine un chapel de fer dont les bords sont très rabattus vers le bas, et dont une vue est percée sur le devant lorsque c’est nécessaire.

L'écu se dote de deux côtés parallèles et verticaux sur le quart de sa hauteur, pour bien reproduire le chef rectangulaire, (pièce honorable en héraldique).


Vers 1360

Apparition de l’arrêt de cuirasse servant à soutenir la lance pointée.


Vers 1370

Première apparition du harnois blanc complet. Par opposition au harnois peint des époques précédentes.

Les hommes d’armes et fantassins, quant à eux remplacent la cotte d’arme par le hoqueton de peau ou d’étoffe plus court.

La dernière génération de heaume apparaît, dont celui dit à tête de crapaud tandis que le Bascinet à visière se développe et qu’apparaît la barbute.

Typiquement d'origine italienne, (la barbuta) dites aussi salades à l'italienne ou à la française, ces modèles sont quelquefois appelés "armets vénitiens" par certains auteurs. la terminologie est discutée, nous considérons que la barbute se différencie de la salade par des joues très enveloppantes, un couvre-nuque peu accentué et souvent un petit nasal (rarement au delà de 1450). Lorsqu'un casque tient un peu des deux catégories, il conviendra de parler de barbute-salade, ou de salade-barbute selon qu'il tient sa caractéristique principale de l'une ou de l'autre.

L’écu s’incurve davantage verticalement. Il se diversifie, devient parfois concave avec la pointe projetée sur l’avant, tandis qu’apparaît une échancrure sur le canton dextre pour permettre de pointer le bois de la lance. Il devient la targe. Parfois même, celle ci est marquée par une nervure centrale.


Vers 1380

Apparition de la braconnière constituée par l'ensemble des lames articulées protégeant le bassin et fixées au bas de la cuirasse.

La pointe du soleret commence à s’allonger.

Apparition du Bascinet dit à museau de chien, du chapel de fer à nasal en Allemagne et développement de la barbute avec des modèles rappelant le casque des hoplites grecs.


Vers 1395

Apparition des tassettes. Ce sont les pièces mobiles attachées sur le deuxième et troisième rang de la braconnière, protégeant le défaut de l'armure entre le bassin et le haut des cuisses.

Apparition du grand Bascinet, abandon total du heaume de guerre


Vers 1400

Les fantassins adoptent la pansière ou plastron de fer, portée sur le gambison, et complétée; parfois d’un colletin et de pièces d’épaule selon sa fortune.

Diversification, du grand Bascinet, développement et diversification de la salade et de la barbute qui cohabiteront durant tout le XV ème siècle, avec un net avantage pour la salade qui perdurera et concurrencera l’armet jusqu’au XVI ème siècle.


Vers 1410

Développement des armures à corselet et à braconnière en lames. La brigantine richement armoriée est toujours portée par les grands personnages. Les rondelles de plastron protégeant les aisselles se généralisent.

Le grand Bascinet se perfectionne et laisse entrevoir ce que sera l’armet.

1415   Bataille d´Azincourt, sévère défaite française face aux archers de Henry V.


Vers 1430

Les cannelures apparaissent sur les ailerons des cubitières et des genouillères . La cubitière commence à s'agrandir.

La pointe du soleret s’allonge, il est dit " à la poulaine. Cet appendice, souvent amovible et porté uniquement à cheval s’est vu gratifier de nombreuses supputations. la poulaine héritée du costume civil sera à la mode jusqu’aux environs de 1480, après quoi elle aura tendance à disparaître.

La barbute et la salade sont en plein essor, tandis que l’on assiste à la première apparition du bicoquet et de l’armet à vervelles. Il s’agit en fait d’une transition entre le grand Bascinet et l’armet véritable qui se rétrécit au niveau du cou pour mieux épouser l’anatomie. Comme l’armet du premier type qui apparaîtra vers 1500, il était pourvu de charnières latérales. Il s’ouvrait donc en deux parties au niveau des joues afin de pouvoir y introduire la tête.

Avec l'armure complète l'écu n'est plus nécessaire et il est abandonné, il ne sera plus porté que par certains fantassins peu protégés, les archers et arbalétriers lui préférant le grand pavois pour les sièges et la boce (sorte de bouclier de poing porté à la ceinture) plus maniable pour le corps à corps.

La chevalerie en armure ne portera plus l'écu que dans les tournois et les pas d'armes courtois. Pour les joutes la targe est bien sûr toujours en vigueur.


Vers 1440

Les spallières deviennent plus enveloppantes.

Disparition des derniers grands Bascinets.

Vers 1450

l'armure complète ou harnois blanc en raison de ca couleur d'acier poli au vif atteint la perfection, elle est alors très répandue. Si les plus belles pièces sont l'oeuvre de maîtres artisans internationalement réputés, la plupart sont fabriquées désormais de façon industrielle. Certaines villes d'Europe acquièrent une grande notoriété dans cette production, et principalement Milan.

Le bicoquet et l’armet à vervelles puis à gorge se développent et entrent en concurrence avec la salade qui se diversifie.

1453   fin du Moyen Age.   une page se tourne sur 1000 ans d'histoire...

Jusqu'ici les canons et autres bouches à feu étaient plus bruyantes que véritablement efficaces et parfois même aussi dangereuses pour les servants que pour la cible.

Leur prix, leur maniement et les problèmes d'intendances qu'elles suscitaient les reléguaient d'avantage à effrayer ou faire preuve de puissance tonitruante. La prise de Constantinople et la bataille de Castillon marquent la fin de ce temps.

Le développement et l'efficacité accrue de l'artillerie révolutionne les techniques militaires et les grandes charges de chevalerie à la lance sont désormais d'un temps révolu.


Vers 1460

La mode est aux tassettes courtes en lamelles assemblées et des garde au bras démesurés font leur apparition surtout en Angleterre.

Apparition du pistolet à mèche et de la haquebute appelée aussi arquebuse à croc.


Vers 1475

les cannelures se généralisent et se multiplient, surtout en Allemagne ; l’Italie et l’Allemagne fournissent les plus beau spécimens, dits gothiques.


La salade devient élégante et tend à se généraliser. Elle connaît son ultime développement vers le type salade armet.


Vers 1500

Apparition de l’armure de transition ronde, puis à cannelures serrées et à grèves lisses caractéristiques.

Disparition du soleret pointu pour des formes plus élargies en bec de canne ou à pied d’ours.

Apparition massive du miton en forme de moufle.

Apparition de l’armet dit " du premier type ".


Vers 1510

Apparition des armures à costume, rehaussées de fines ciselures.

Apparition également de l’armure à tonne, pour le combat à pied.

Apparition du morion qui supplantera tous les autres types de casques du XVI ème siècle et qui sera très souvent exclusivement attribué à tort aux espagnols.


Vers 1512

Apparition de la protection totale de la saignée par lamelles articulées.


Vers 1515

La demi armure tend à se généraliser par la suppression des grèves et des solerets au profit des bottes.

Fondation de l’armurerie de Greenwich.

L’armet se perfectionne pour devenir celui qui sera dit "du second type".


Vers 1520

Abandon de l’armure cannelée en Italie, mais celle ci sera toujours en vigueur en Allemagne jusqu’en 1520.

Développement des armes à feu de poing, avec la platine à rouet.


Vers 1530

Apparition du busc accentué du plastron, formant " bréchet " ou " poitrine d’oie ".

Réapparition du gantelet à doigts articulés pour le tir au pistolet ; le miton restera cependant en usage.

Apparition des armures noircies ou bleuies au feu et des armures italiennes à l’antique.

Apparition de la bourguignotte ou casque dit à la bourguignonne, en concurrence avec les armets du premier et second type.


Vers 1540

Disparition de l’armure cannelée en Allemagne.

Le morion se développe, d'abord à la mode en Allemagne, il se répand dans toute l'Europe.


Vers 1550

Le busc du plastron s’allonge en " cosse de pois ".

Apparition de la cuirasse à tassettes formant cuissards.


Vers 1570

Le busc s’allonge en " panse d’oie " et en bosse de polichinelle à l’imitation du pourpoint dit à la polonaise.

Apparition des armures élisabéthaines de Greenwich.


Vers 1580

Apparition des tassettes arrondies sur les hanches et des tassettes articulées jusqu’au genoux, dites à l’écrevisse. Disparition quasi totale des cuissards.

Le décor des armures se perfectionne, le repoussé et le damasquinage atteignent la perfection en Italie.

Le morion cabasset fait son apparition.


Vers 1590

Disparition des armures italiennes à l’antique.

Le développement constant de l’artillerie verra progressivement la fin des armures dont on ne portera plus que les pièces essentielles, dont la cuirasse qui se verra considérablement renforcée (armures de siège).

Seuls les grands personnages et notamment les princes continueront quelque temps à se faire fabriquer des armures qui ne seront plus alors que des objets de prestige et d'apparat, symbole fastueux de leur puissance.

Pour finir, il n'en restera plus que le casque et la cuirasse qui équipera les cuirassiers et dragons jusqu'à la dernière guerre. Aujourd'hui, seuls quelques corps de prestige comme la garde républicaine perpétuent cette tradition si l'on excepte le gilet pare-balles qui en est la survivance contemporaine.


Vers 1600

Apparition des méthodes mécaniques de gravure et de repoussé. De larges médaillons ovales décorent les armures milanaises.




En conclusion,

il n'était pas possible de résumer plus de 1000 ans d'équipement guerrier sans faire parfois quelques généralités.

Bien évidemment les différentes pièces mentionnées ne sont pas apparues à date fixe ni uniformément dans toute l'Europe.

Les modes et les techniques se sont répandues parfois assez lentement selon les régions et il convient d'être prudent pour éviter les anachronismes fâcheux dans un spectacle.

C'est peut être le seul domaine où mieux vaut être un peu en retard que trop en avance sur son temps... Une étude de la région considérée, à propos de son développement, sa richesse et son rayonnement peut aussi s'avérer utile.

Si vous avez des remarques ou compléments d'information avérés sur le sujet, n'hésitez pas à m'en faire part.


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