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Les tournois et les joutes

tournoi
La confusion classique


Le tournoi regroupe l'ensemble des épreuves martiales d'une rencontre courtoise de chevalerie, il ne faut pas le réduire à la simple joute quand bien même si celle-ci en est certainement l'une des plus prisées.

le tournoi est un grand rassemblement de chevalerie organisé a grand déploiement de prestige et banquets à l'occasion de festivités, accordailles, mariages, traités, réjouissances ou célébrations de toute sorte, donnant lieu à présentations, défilés, jeux et protocole.

Ils pouvaient être l'occasion de régler des différents diplomatiques de façon courtoise et mettre en jeu d'importants accords ou promesses. On y arborait sa richesse et son rang avec ostentation car ils étaient l'occasion de faire état de sa puissance.

Fort dispendieux, les tournois ne pouvaient être organisés que par de très grands seigneurs. Ils seraient de nos jours l'équivalents des grandes rencontres ludiques ou sportives telles Inter Villes, grandes coupes sportives ou Jeux olympiques. Ils attiraient une foule considérable et pouvaient durer plusieurs semaines.

tournoi su roi René d'Anjou

Même si elles y trouvent certainement leur origine, les joutes et tournois sont des rencontres en principe courtoises qu'il ne faut pas confondre non plus avec l'ordalie dite bilatérale ou duel judiciaire qui pouvait opposer dans un combat à outrance deux personnes ou leurs champions, voire même un homme et un animal.

En 1490 tel fut le cas du chevalier Macaire vaincu en combat singulier par le fameux chien de Montargis qui vengea ainsi son maître Aubry de Montdidier.

Sur le plan de l'équipement, il est justement devenu très différent selon les épreuves dès lors qu'il s'est développé, la principale différence réside dans le fait que l'armure de tournoi est allégée au maximum tandis que l'armure de joute très renforcée s'alourdit parfois considérablement principalement dans sa partie haute.

Pour le tournoi il faut pouvoir manoeuvrer le plus longtemps possible dans le meilleur confort de vision et de mobilité avec un maximum de prestige dans le costume. Le casque s'agrémente de cimiers importants tandis que la visière se transforme en grille largement ajourée. La cuirasse non apparente car recouverte de la cotte d'arme richement armoriée est souvent percée de larges trous voire même est faite de cuir bouilli.

Pour la joute par contre sur une durée plus courte et en ligne droite il faut pouvoir résister au choc important de la lance et réduire le risque de pénétration d'éclat de bois dans la visière du casque. Les armures sont donc d'abord adaptées puis deviennent spécifiques, plus épaisses, plus lourdes et de fait très peu manoeuvrantes.

Une section spécifique est consacrée à ces pratiques dans la page histoire des armures.

Lorsque l'épreuve ne sera pas précisée, le terme de tournoi se comprendra d'abord dans les épreuves collectives comme le tournoiement des chevaliers, le béhourd ou le pas d'arme.




Le tournoi ou tournoiement

tournoi

Également appelé pas d´arme, trépignée ou combat à la foule, le tournoiement est supposé d´origine française.

Il mettait en présence deux camps de chevaliers qui devaient s´affronter en champ clos (les lices) selon un règlement précis instauré au début du XIème siècle par Geoffroy de Preuilly. Ce règlement à évolué au cours du temps ou selon les circonstances.

Heaume de tournoi.


Au IXème siècle ces affrontements étaient si violents que le Pape Eugène II les frappa d´anathème. Il fut suivi en cela par certains de ses successeurs jusqu´au XIV ème siècle avec Clément V allant jusqu´à excommunier et interdire les victimes d´inhumation en terre sainte, mais sans succès.

Certains roi eux même tentèrent de s´y opposer de façon temporaire. Interdits par Henri II d´Angleterre au XIIème siècle, Ils furent rétablis par Richard Ier dit Cœur de Lion son fils. A nouveau interdits par Édouard Ier qui avait pourtant lui même participé au tournoi de Chalon à la tête de 80 chevaliers en 1274. Édouard III les rétablit et offrit même pendant la guerre de cent ans des saufs conduits aux Français désireux d´y participer. Il devait plus tard créer l´ordre de la Jarretière au cours d´un grand tournoi.


cuirasse de tournoi.
les armes courtoises
Les armes courtoises.

En France Philippe le Bel et Philippe le long les interdirent par décret en 1313 et 1318. Il est à noter néanmoins que c´est à l´occasion des tournois où ils devaient proclamer le nom du vainqueur sous le règne de Philippe Auguste qu´apparurent les premiers Hérauts et rois d´armes. Avec leur science de l´héraldique naissante, ils devaient par la suite être appelés à dénombrer les victimes nobles dans les batailles.


Au XVème siècle les tournois ne sont plus qu´un jeu galant où l'on s'affronte à l´arme courtoise, épée émoussée ou masse en bois dont on peut se faire une idée dans le livre des tournois du Roi René grand amateur du temps. C´est devenu une fête fastueuse où l´on y arbore ses plus beaux atours.



L'étiquette et le protocole
Préparation du tournoi, l'arrivée des juges diseurs.
La remise du prix
La remise du prix.

Hormis l'apparat et le luxe déployé dans l'établissement d'un tournoi au XVème siècle, tout un rituel est organisé pour honorer l'instigateur et ses hôtes participants, concurrents, convives et commensaux.

Les défilés et cortèges, présentation des armes, des lettres et parchemins, criée du tournoi, distribution de blasons, présentation des heaumes et targes en général dans le cloître et enfin la remise des prix.

Le tout entrecoupé de banquets, jeux, épreuves diverses, défis et moult ripailles, liesse populaire et réjouissances festives.



Des mises en scène dignes d'un jeu de rôle

Grand admirateur de la chevalerie, auteur du Traictié de la forme et devis d'ung tournoy, le roi René d'Anjou organise des "pas d'armes", où les joutes anciennes prennent des formes moins brutales pour laisser le premier plan à l'apparat, au décor et à la galanterie.

Le Pas du Perron Le Pas du Perron

Le Pas d'armes de Saumur en 1446, s'inspirant des romans de la Table Ronde le roi René donne l'Emprise de la Joyeuse Garde, appelé aussi le Pas du Perron.

Pendant quarante jours, dans la plaine de Launay où est édifié un château de bois orné de tapisseries, les assaillants attaquent les tenants qui défendent un "perron de marbre" gardé par un nain entouré de deux lions.



La joute

Tandis que le grand tournoiement est une épreuve collective à l'arme courtoise, la joute est une des épreuves individuelles où les chevaliers se défient deux par deux et s'affrontent à la lance. Ses procédures vont se modifier au fil du temps avec la mode, l'évolution des moeurs et l'équipement qui deviendra spécifique.


Jousting armour of Maximilian I

A la fin du XIème siècle l´équipement du jouteur n´est pas différent de son équipement de bataille. au XIIIème siècle le chevalier se contente de rabattre ses ailettes de protection d´épaule sur le devant et de remplacer le fer de sa lance par un rochet. Il utilise son heaume son écu et son adresse.

D´abord une façon de régler un différent entre deux chevaliers, la joute deviendra petit à petit un jeu très codifié à la fin du XVème siècle.

En France la joute s´est longtemps pratiquée sans barrière. Les chevaux pouvant croiser, la violence du choc frontal fut très tôt compensée par l´adoption d´armures spéciales et de lances en bois léger ou creux. Les lances pouvaient atteindre 5 mètres de long, équipées de rondelles de lances pour protéger la main et le bras.


armour by Jorg and Lorenz Helmschmid

Les perfectionnement du matériel suivront l´évolution de l´armure sur laquelle des plaques seront rapportées (pièces hautes, garde au bras et manteaux d´arme) essentiellement sur le bras et la partie supérieure latérale gauche de la cuirasse. Les moins fortunés se contenteront de pièces amovibles pour équiper leur armure en joute, tandis que les plus riches se feront fabriquer des armures spéciales.

L´écu de bataille sera remplacé par la targe qui deviendra très perfectionnée telle la fameuse targe futée de la fin du XVème siècle, utilisée pour la course du même nom et dotée d´un mécanisme lui permettant d´éclater en 8 morceaux lors de l´impact bien précis du rochet de lance sur le déclencheur.

Le casque deviendra également très spécifique, d'abord avec l'adjonction de pièces de renfort protégeant le cou et la partie avant des armets et salades, parfois englobant également le haut de cuirasse et l'épaule gauche, (pièces hautes et manteaux d'armes) dont L´aboutissement se verra dans la joute lourde dite à l´allemande.


Jousting armour by Jörg and Lorenz Helmschmid

Dans le même temps s'est développé un autre type de casque, renouant avec la tradition du heaume classique non articulé, plus grand, plus lourd et s'adaptant bien sur le haut de cuirasse sur laquelle il était solidement arrimé.

Ce heaume de joute était profilé pour dévier les coups de lance et empêcher au maximum que la pointe de lance ou des éclats de bois ne puisse le pénétrer. Le champs de vision était limité par la position : durant la course avec le corps incliné en avant pour porter le poids sur la lance bien calée et en optimiser la puissance de choc il permettait la vue minimum nécessaire à cette pratique, relevé lors de l'impact, il n'offrait quasiment plus aucune ouverture aux éclisses de bois qui eussent pu être dangereuses, mais interdisaient quasiment la vision en avant.

Ce casque très spécifique et parfaitement bien adapté à la joute ne pouvait en aucun cas être utilisé sur un champ de bataille.

Des jeux plus ou moins dangereux principalement de joute (course à la queue, à la poêle ou au rost) pimenteront ces affrontements au gré des modes en vigueur toujours recherchée par une jeunesse fougueuse en mal d'éprouver sa bravoure.

Les joutes précédaient ou clôturaient les tournois dont elles étaient souvent l'apothéose, du fait que les prouesses individuelles y étaient plus remarquées que dans la mêlée. Mais elles pouvaient avoir lieu indépendamment et se nommaient alors joutes à tout venant, grandes et plénières

Au XVI ème siècle les joutes et les tournois se développent. La barrière de séparation est adoptée pour les joutes dites à l´italienne. On y devait rompre 3 lances légères faites en bois de peuplier. C´est au cours d´une de ces courses à l´italienne, le 30 juin 1559 que Henri II emporté par sa passion fut mortellement atteint par une esquille alors qu´il voulut rompre une quatrième lance contre Gabriel de Montgomery seigneur de Lorges. Il en mourut le 10 juillet suivant.



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