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Les différentes parties de l'armure


Indépendamment de l'évolution des armures en fonction de leur emploi, bataille, joutes et tournois, chaque partie qui la compose a évolué en fonction des techniques et des besoins spécifiques.

Lorsque les armures ont commencé à être fabriquées en série de manière industrielle dans de grands ateliers, elles se sont "démocratisées" pour équiper d'autres types de combattants que le merveilleux chevalier...

Les fantassins, routiers et soudards, mercenaires, cavaliers et piétons ont eu des besoins particuliers, même si la mobilité restait pour beaucoup un atout majeur, le besoin de protection s'est fait sentir avec l'évolution des armes offensives. Il fallait trouver le bon compromis.


Les différentes pièces qui composent l'armure:

Les cuirasses
Les colletins
Les spallières
Les brassards
Les gantelets
Les jambières
Les solerets


Les casques sont traités sur une page séparée.




Voir la chronologie des casques et des armures

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Historique de la cuirasse


le nom est probablement emprunté (avec influence de cuir) à l'ancien provençal coirassa issu du latin tardif coriacea (vestis) « (vêtement) de cuir », dérivé de corium (cuir).

D´origine très ancienne la cuirasse fait partie des pièces de cuir et de bronze qui ont constitué les premières défenses et protections depuis l´antiquité.

Dès le début du moyen âge elle est remplacée par la broigne puis le jaseran de maille jusqu´à l´apparition de la brigandine et des premières plates d´armure, elle n´a donc quasiment plus été utilisée jusqu´à la dernière partie du moyen âge lorsque les nécessités militaires et les progrès de l´industrie et de l´artisanat ont à nouveau permis son développement.

La brigandine constituée de plaques rivetées sur du cuir ou du tissu épais était utilisée par les mercenaires du XIVe siècle appelés routiers ou brigands d'où le nom de cette pièce.

Mais la brigandine pouvait aussi être recouverte de velours ou autre tissus richement armorié complétée à partir de 1380 de la braconnière en lames articulées par dessus laquelle était portée la ceinture militaire noble, complétée également des premières plates et renforts armant (avant de grèves, genouillères, cubitières et spallières etc.) pour constituer les premières armures complètes de la fin du XIV ème siècle.

Réapparue vers le milieu du XIV ème siècle d´abord donc avec la brigandine puis les plates rajoutées à la maille en protection du torse (poitrine d´acier et pansière), la cuirasse complète est composée d´un plastron de cuirasse (partie avant) et d´une dossière (partie arrière). Le plastron comme la dossière peuvent être faits d´une seule pièce ou en plusieurs parties assemblées rigides ou articulées.

La cuirasse complète est d'abord ronde et lisse, puis dans la deuxième partie du XVème siècle elle se complète en pièces rapportées, pansière et garde reins, dans le même temps il n'est pas rare qu'elle présente une arête sur l'avant qui deviendra plus fréquente à partir de la fin du XVème.

Vers 1530 le plastron busqué fait son apparition, puis vers 1550 il s'allonge en "cosse de pois" dans le même temps qu'apparaît la cuirasse à tassettes en lames formant cuissards, vers 1570 le busc s'allonge encore en panse d'oie, la mode imitant le pourpoint "à la polonaise" en bosse de polichinelle et vers 1580 les tassettes en lames articulées descendent jusqu'au genoux.


la pansière ou demi cuirasse


La cuirasse est la pièce la plus "encombrante" d'une armure complète. En corsetant le buste, contrairement à ce qu'il semble, elle limite ou gène plus de mouvements que ne le font les brassards et jambières. Aussi certains fantassins préférait-il ne pas s'encombrer du superflu pour ne conserver que la partie vraiment importante.

La pansière complétée du garde reins constitue la protection le la partie la plus molle et vulnérable du torse.

Portée par dessus un gambison, un jaque ou un doublet armant elle équipait essentiellement les fantassins, piquiers, archers ou arbalétriers du XIV ème au XVI ème siècle et d'une manière générale tous les combattants qui devaient rester très mobiles et ne pouvaient s´encombrer de cuirasses complètes.



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Histoire du colletin

Le colletin est une pièce d´armure qui protège le haut du buste et la base du cou.

Il est d´origine très ancienne et fait partie des pièces qui ont constitué les premières défenses et protections.

Bien avant l´apparition de l´armure complète, le colletin était porté sur une broigne, sur un jaseran de maille, sur un gambison matelassé ou de cuir clouté, assurant la protection d´une partie fragile et exposée du combattant.

Dans la seconde moitié du XIV ème siècle le colletin s'est solidarisé au casque pour former le grand bascinet qui se perfectionnera en armet au siècle suivant. Lorsqu'il est resté indépendant du casque il s'est complété d'un gorgerin remontant en bavière pour s'assujettir avec les chapels puis les salades. Par la suite il complétera aussi parfois le morion et plus rarement le cabasset.

Après l´apparition et l´évolution de l´armure complète, il était encore souvent porté sur le costume civil, attestant de l´appartenance à la caste guerrière de celui qui le portait en lui assurant du même coup une ultime protection.

Une résurgence de cette pièce d'armure sous la forme d'une plaque le symbolisait encore récemment sur certains uniformes.



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Les spallières

Les spallières sont les pièces de protection des épaules attachées à la cuirasse ou au colletin par des sangles.

Apparues dès l´antiquité chez les grecs et les romains, elles ont disparu durant presque tout le moyen âge, pour ne réapparaître qu´au début du XIII ème siècle, d´abord sous forme d´ailettes servant à protéger des coups glissants depuis le heaume et brisant les clavicules, puis évoluant vers une forme d´une seule pièce en coque ronde.

les spallières se perfectionnent au début du XV ème siècle en lames articulées puis se complètent de palettes ou rouelles ou rondelles de protection des aisselles. Enfin ultime évolution, elles sont agrémentées d'une buffe plus ou moins développée en protection latérale du cou.

lorsqu´il n´y en a que d´un seul côté, la buffe appelée aussi garde haute ou passe garde se trouve sur la spallière de gauche. Lorsque les deux spallières en sont pourvues, si elles ne sont pas symétriques c´est celle de gauche qui est plus grande puisque plus exposée aux coups, sauf dans le cas d´armures spécifiquement adaptées pour le combat à pied ou duel judiciaire en champ clos.

Pour les joutes sur certains équipements, l'épaule gauche a aussi été renforcée par l'ajout du manteau d'arme et la pièce haute rivés sur la cuirasse.




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Histoire des brassards


Le nom vient de l'altération de brassal emprunté à l'italien bracciale ou au provençal brassal. Ces deux termes viennent du latin impérial brachiale « bracelet ».

vers 1300 apparition des premiers renforts de plaques au niveau des épaules, coudes, genoux et tibias.

Les brassards apparus au tout début du XIV ème siècle sont les pièces articulées en tuyau pour la défense des bras.

Attachés à la cuirasse ou au colletin par une sangle, ils sont composés :
  • du canon d´arrière bras (partie haute autour du biceps),

  • de la cubitière (protection du coude) complétée de la garde au bras (protection de la saignée), ou de rouelles (ou ailettes ou palettes, protection partielle latérale de la saignée),

  • et du canon d´avant bras (partie basse).


Avant que d'être complète en tuyau, la protection d'arrière bras était en simple gouttière de pièces assemblées par recouvrement. Cette manière a perduré tout au long du bas moyen âge et même au delà, par le prolongement des spallières en lames articulées.

A la fin du XVème, les armures n'étaient pas toujours portées complètes selon les types de combattants et les protection de bras s'arrêtaient parfois au dessus du coude pour ne pas gêner la mobilité et l'emploi des nouvelles armes à feu de poing.

Certaines armures de reîtres par exemple ou de cuirassiers d'ailleurs souvent de qualité médiocre n'avaient rien à gagner à être portées plus complètes, l'avant bras pouvait de même n'être protégé que par le simple crispin du gantelet remontant jusque vers le coude.

Lorsque les bras étaient en tuyau fermé, l'articulation du coude et la cubitière ont connu une très grande variété de modèles qui ont pour la plupart coexisté au gré des modes et des types d'armures.

Dans presque tous les cas la partie la plus faible était la saignée de bras qui n'a pu être totalement fermée en lames articulées que tardivement et sur de très rares modèles dans le courant du XVIème siècle au moment où cela constituait plus un exercice de style qu'une protection véritable.

si la cubitière en lames articulées avec la pièce de garde au bras en rouelle n'a pas dépassé le tout début du XVème siècle, le modèle avec le passe garde en ailette a perduré à côté du petit modèle global très élégant emboîtant l'intérieur et l'extérieur du coude qui ne s'est jamais démodé.

Le plus grand modèle très enveloppant et parfois asymétrique, le côté gauche étant dans ce cas plus volumineux paraît ne pas avoir dépassé la seconde moitié du XVème siècle, et il semble que ce soit en Angleterre que les garde au bras ont été les plus démesurés.




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Histoire des gantelets


Le mot vient du francique want « moufle, mitaine" puis par dérivation et ajout du suffixe diminutif (e) "let"

Le gantelet constitue la protection de la main, d'abord de cuir et de maille sous forme de moufles et mitons. Puis vers 1300 viennent s'ajouter des pièces de fer, essentiellement des rouelles en pointe pour constituer autant une arme qu'une défense.

vers 1320 les premières lames du gantelet d'arme font leur apparition, puis des plaques de doigts cousues sur le gant de cuir vers 1350.

vers 1440 les premiers gantelets gothiques apparaissent en même temps que les modèles en forme de moufle et moufles articulées qui se généraliseront jusqu'au début du XVIème. Dans le même temps quelques modèles avec les doigts articulés apparaîtront vers la fin du XVème siècle mais ils seront toujours supplantés par le système à moufle plus protecteur et laissant finalement plus de liberté aux doigts, l'ensemble de la main étant couverte.

Vers le milieu du XVIème siècle un modèle à verrou pouvait se bloquer pour assurer fermement la prise en main d'une arme.




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Historique des jambières


Le nom vient par dérivation du bas latin gamba "jarret" lui-même venant du grec ancien "kampe" (courbure, articulation), tout comme gambe, gambiller, ingambe ou gambette, et le suffixe ier(e) pour former l'objet.

Les jambières constituent l´ensemble des défenses protégeant la jambe.

Apparues dès l´antiquité chez les grecs, les cnémides (de Knêmis), comme chez les romains ne protégeaient d´abord que la partie inférieure et antérieure de la jambe, de la cheville au genoux.

lorsque il Le haut moyen âge n´en a pas fait usage, la broigne descendant plus bas que le genoux devait être déjà bien assez lourde pour manoeuvrer.

Au XIII ème siècle les jambes de mailles ont commencé à se recouvrir de plates au niveau des tibias et des genouillères sont apparues, d´abord en pièce simple puis en lames articulées.

A la fin du XIII ème siècle, se développent les avants de grèves (ou trumelières) en forme sur la jambe, qui se sont vues rapidement complétées de la partie arrière couvrant le mollet.

Dès le milieu du XIV ème siècle les cuissots ou cuissarts ont fait leur apparition pour constituer la jambière complète. Les genouillères se sont alors développées avec l´aileron qui protège la saignée du genoux sur la partie latérale externe de la jambe.

Le XV ème et XVI ème siècle ont vu l´essor et l´apogée de l´armure fonctionnelle, mais le développement des armes à feu dans le même temps à scellé son déclin.

Dès le début du XVIème siècle, vers 1515 les jambes commencent à disparaître sur certaines armures légères, d'abord par suppression des grèves, puis vers 1550 arrivent les tassettes en lame formant cuissards et vers 1580 les jambières complètes ont commencé à être remplacées par les cuissots dits à l´écrevisse, complétés de la genouillère mais sans la grève remplacée par les grandes bottes de cuir.




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Histoire des solerets


Le soleret appelé aussi pédieux ou escarpin est la partie de l'armure qui protège le pied. Le nom vient de l'ancien français soler (soulier) et du suffixe "et"

Fait de maille puis recouvert au cours du XIII ème siècle de plaques en fer retenues par les lanières de cuir, le soleret se termine d´abord en pointe courte.

Avec le développement des savoir-faire et des techniques permettant de le réaliser en plaques articulées à partir de la fin du XIV ème siècle, sa forme va évoluer avec la mode.

Jusque vers 1390 il conservera sa pointe courte mais en même temps depuis environ 1300 apparaîtra le soleret à poulaine, constitué par une extension en pointe recourbée vers le bas, d´abord modeste puis s´accroissant jusqu´à atteindre des proportions démesurées à la fin du XV ème siècle.

La légende attribue la poulaine à la difformité de Falco IV comte d´Anjou au début du XI ème siècle ou à Henri II d´Angleterre au XII ème siècle. Tandis que d´aucuns ont prétendu que cela constituait une arme, ce qui paraît aberrant et très risqué pour la cheville, d´autres ont avancé que cela aurait pu servir à ne pas perdre les étriers ce qui est moins farfelu mais assez peu en rapport avec la pratique équestre de l'époque.

En réalité la poulaine est directement inspirée et héritée de la chaussure civile alors en usage au XIV ème siècle appelée pigace ou pigache, connue et portée depuis l´antiquité.

La poulaine ne répond donc qu´à un souci esthétique et il n´est pas raisonnable d´y rechercher une utilisation spécifique. Il est par ailleurs évident que cet appendice plus encombrant que pratique ne permettait pas la marche, aussi était-il l´apanage exclusif du cavalier et certains modèles étaient de ce fait amovibles.

La poulaine sera à la mode jusqu´aux environs de 1480, après quoi elle aura tendance à disparaître assez rapidement.

A noter que dans la mode civile, des règles très strictes régissaient la longueur des poulaines. Si les princes et les ducs avaient droit à des chaussures mesurant jusqu´à deux fois et demie la longueur de leur pied, la haute aristocratie n´avait droit qu´à deux fois cette mesure et les simples chevaliers une seule fois. Il serait étonnant que cette hiérarchie de la poulaine ne s´appliquât pas aux souliers de guerre toutes proportions gardées.

Pas plus que la poulaine ne provient de la difformité de Falco IV ou de Henri II, le soleret dit à pied d´ours ou à gueule de vache ne trouve son origine dans une prétendue imitation des souliers de Charles VIII affligé de 6 orteils à chaque pied.

Au début du XVI ème siècle, on passa à l´excès contraire avec l´apparition du soleret à bout élargi, dit à pied d´ours ou à museau de vache (de 1500 à 1530), puis se réduisant à demi pied d´ours (de 1530 à 1560), pour finir à bout rond, dit à bec de canne (de 1560 à 1590) après quoi ils disparurent avec les grèves d´armure au profit des bottes en cuir plus confortables.




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